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La presse en parle: Demain j’arrête d’être salarié

Mise à jour : Lundi 7 janvier 2013

Nous reproduisons ci-dessous un article de Jean-Raphaël Fontannaz paru dans le numéro de janvier 2003 du magazine Bilan.

On connaît la publicité Demain, on rase gratis qui illustre les ambitions ou les engagements jamais réalisés. Bâtie sur une formule proche, la collection Demain publiée par Georg et Le Temps tient au contraire bien ses promesses. Les thèmes abordés sont pratiques et en prise directe sur la vie quotidienne: acquisition de son logement, optimisation des impôts, retraite anticipée, portefeuille assurances, investissements en bourse ou dans d’autres véhicules financiers, questions de succession, cyber-consommation. Les huit premiers ouvrages de la série ont connu plus qu’un succès d’estime. A preuve, trois ont déjà fait l’objet d’une seconde édition. Neuvième titre, Demain j’arrête d’être salarié s’inscrit dans une actualité intéressante. On sait en effet que la remontée du chômage incite ? ou oblige parfois ? des employés à tenter l’indépendance. Mais le chemin pour devenir entrepreneur est tout sauf une voie royale. Dans la jungle des problèmes à résoudre, des risques à soupeser et des initiatives à prendre, l’opuscule de May Piaget dégage, à petits coups de machette précis, des sentiers praticables. Simple et clair, ce guide du créateur d’entreprises permet d’éviter les pièges les plus grossiers. Faute de quoi, l’enthousiasme idéaliste du départ risque fort de se transformer en catastrophe réaliste à l’arrivée. Le vademecum de May Piaget esquisse aussi sans fard les conditions cadres helvétiques, qui pâtissent toujours d’un indécrottable fédéralisme. Souvent, le seul conseil valable pour l’entrepreneur en herbe est de s’entourer de personnes compétentes qui le guideront dans toutes ses démarches administratives. Il est donc avant tout nécessaire de se créer un réseau et un carnet d’adresses avant et pendant le démarrage”, conseille la journaliste du Temps. Les différents aspects liés à la création d’entreprises sont abordés dans une structure de chapitres bien délimitée. Y compris le moment où il faudra éventuellement cesser l’activité d’indépendant. Sauf qu’inclure la retraite de l’entrepreneur (ou sa faillite), à l’enseigne de “Gérer la croissance et l’avenir de son entreprise”, doit sans doute être compris ironiquement. Cela dit, ces 150 pages faciles à lire dégagent une mine de renseignements pour tous ceux qui veulent se lancer dans la formidable aventure de l’indépendance économique.